. Accueil
. Histoire
. Agenda
. Annonces
. Documents
. Sites amis
. Nos actions
. Le coin des jeunes
. Sponsors 2015/2016



Rotary Montpellier
Hôtel OCEANIA METROPOLE
3 Rue du Clos René
34000 MONTPELLIER
Réunion statutaire chaque lundi de 20 h à 22 h au siège du club (sauf jours fériés)
Rotarian fellows visiting Montpellier and the region, please drop in next Monday, 8pm, Hôtel Oceania Métropole 3 rue du Clos René 34000 Montpellier.

CONTACT: RotaryMontpellier@gmail.com

Le Club de Montpellier n'organise pas de jeux, de concours ou de tombola à destination du public. Soyez vigilants, il peut


42264
Rotary Montpellier

 

HISTOIRE DU ROTARY CLUB DE MONTPELLIER

 

DU ROTARY CLUB DE CHICAGO ………AU ROTARY CLUB DE MONTPELLIER

 

En 1905, quatre amis se réunirent à CHICAGO  au domicile de l’un d’entre eux, l’Avocat Paul HARRIS pour créer le premier ROTARY CLUB.

Leur but : cultiver l’amitié entre professionnels et consacrer leur temps et leur énergie au service d’autrui.

 

 

En 1931, le ROTARY INTERNATIONAL, déjà vieux de plus d’un quart de siècle, se développe rapidement en EUROPE. Un seul district, le 49ème, dont le Gouverneur est M.GARDOT, englobe la France entière. Marcel DIJOL, ami de GARDOT, et François ROMIEU s’intéressent aux buts poursuivis par le ROTARY. François ROMIEU est contacté par des membres du club de SETE ,le Dr MAZURIER et M. FRITCH , pour fonder un club à MONTPELLIER.

Le 10 Septembre 1931, François ROMIEU présente à CARCASSONNE le dossier des membres fondateurs pour la création du club. Le comité est définitivement constitué avec F.ROMIEU comme Président et FALGAIROLLE comme Secrétaire. Le club comprend 29 membres (dont notamment Auteroche-Beaux-Bernard-Blanchard-Bluche-Capmal-Carlier-Castelnau-Chassant-Dijol-Dumas-Falguairolles-Fauchère-Jammes-Lamarque-Margarot-Menviel-Mimard-Navarre-Romieu-Terracol-Tourres-Vidal)et son siège social est fixé à l’HOTEL METROPOLE (actuellement HOTEL OCEANIA).

La remise de charte a lieu le 7 Juillet 1932 à l’HOTEL METROPOLE par le Gouverneur DUPERREY, en présence du past Gouverneur GARDOT.

  Gouverneur DUPERREY

Dès le premier jour, notre club adopte le principe de réunions hebdomadaires avec repas et conférences ou causeries, au siège social.

Peu d’évènements marquent l’évolution du club jusqu’en 1940.

En 1942-1943, les Allemands occupent l’HOTEL METROPOLE et le club doit se réunir clandestinement  chez certains de ses membres , en particulier au Domaine de la Plaine ( F.ROMIEU) puis à l’HOTEL DE NICE, et ce jusqu’à la libération.

Notre club regagne alors son siège social et réélit F.ROMIEU aux fonctions de Président, ce qui lui vaut les félicitations du Président et du Secrétaire Général du ROTARY INTERNATIONAL le 3 Juillet 1945.

 

 

Hôtel de la Métropole - Salon de Lecture et de CorrespondanceHOTEL METROPOLE (au début du 20ème siècle)

A fin 2012, notre club  a grandi, fidèle à l’idéal du ROTARY, et  a accueilli 320 membres en 80 ans. Il compte à cette date 65 membres. Nous avons eu l’honneur de compter 3 Gouverneurs dans nos rangs : Claude ROMIEU 1969/1970 – Michel BEAUX 1978/1979 – Claude BAZIN 1995/1996.

En 1970, nous avons parrainé le ROTARACT de MONTPELLIER.

Dans le même temps, nos effectifs s’étant accrus significativement, un deuxième club, le ROTARY MAGUELONE dont Claude ROMIEU,  fils de François ROMIEU et past Gouverneur du district, fut le président fondateur .Il fut créé en 1976 à MONTPELLIER. A la fin de l’année 2012, 10 clubs figurent désormais  dans  la liste des clubs du GRAND MONTPELLIER.

Les limites géographiques des districts ayant été modifiées au fil du temps, notre club appartient désormais au 1700ème District depuis 1992.

La vitalité de notre club trouve son expression :

-       dans l’impressionnante collection de près de 1000 fanions, précieusement conservés dans nos archives, au nombre desquels figure le CLUB N°1 de CHICAGO, N°2 de SAN FRANCISCO ainsi que celui de PARIS, premier  club Français en 1921.Notons au passage quelques curiosités : le Fanion de DINAN en cuivre, du PUY en dentelle, de METZ SUD en feutre et de SEATTLE en plexiglass

-       Dans les liens amicaux que nous avons noués avec les clubs contact de BARCELONE, HEIDELBERG et PAVIE

-       Dans l’accueil des boursiers qui participent à nos réunions hebdomadaires

-       Dans la présentation de candidats aux bourses de la Fondation ROTARY

-       Dans les nombreuses conférences à caractère culturel

-       Dans les visites, sorties et voyages

Fidèle à ses buts, depuis sa création, notre club s’est impliqué dans de nombreuses actions internationales, nationales ou locales , telles POLIO PLUS, ESPOIR EN TETE, MON SANG POUR LES AUTRES, LA BANQUE ALIMENTAIRE etc…

Nous nous devons de mentionner nos sources, notamment l’aide précieuse d’ André THEVENET, qui sous sa présidence en 1994/1995, a réalisé une plaquette retraçant les diverses étapes de notre club depuis sa création.

Ci dessous lettres du Rotary International du 31 Août 1931,du  12 Juillet 1932 et du 3 Juillet 1945 et Charte de notre club.

                                                                                                       Image

                                                                                                         

Image

 

Image

 

Image

 

 

Le Fanion du Club

Signification des emblèmes


 

 La roue d'abord, celle du Rotary International qui évoque pour nous tant de choses et en premier lieu la longue tradition de l'effort humain. Née sans doute de l'utilisation de troncs d'arbres comme rouleaux dans le transport des lourdes charges, déjà connue chez les néolithiques du croissant fertile, des peuples de l'Indus, des Crétois, des Chinois du 2ème millénaire avant notre ère, elle est restée l'amie de l'Homme et mesure son destin dans l'espace et dans le temps.

- Dans cette circonférence, tous les points sont égaux, ils ont la même valeur. Chaque année un de nous, l'un de ces "points" comme une petite bille lancée sur les rayons va et vient jusqu'au centre pour rechercher les directives du gouverneur et pour lui démontrer aussi, au nom de tous, les nuances afférentes à nos divers régionalismes. Quel modèle de structure que cette association purement égalitaire dont les membres choisis par contact, unanimement élus, désignent un Président qui ne saurait être "primus inter pares" mais simplement "unus inter pares".

- Le fond blanc, souvenir des Evêques de Maguelone, des Princes d'Aragon et des Rois de France voisine, avec quelle harmonie, avec le fond rouge évoquant le sang des martyrs de la Tour de Constance et des courageux Camisards tombant pour la Croix du Languedoc ; évoquant encore les grandes journées nationales de révolution et de libération.

- Enfin le blason : la Vierge protectrice présentant l'Enfant Dieu à nos méditations, présidant à nos débats, comme jadis elle dominait les tables des marchands de drogues et d'épices et les palabres des premiers bateleurs arabes, juifs et chrétiens de Salerne, inventeurs du bien-dire de notre terroir.

- A droite et à gauche, l'alpha et l'omega symbolisant le commencement et la fin de toutes choses.

Hervé HARRANT (1966)
Membre du Club de Montpellier

                              POUR OUVRIR CE DOCUMENT CLIQUER SUR L'ICONE CI DESSOUS

 Application

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 

 

 Prix "SERVIR D'ABORD"  

ET  AUTRES CITATIONS

 POUR OUVRIR CE DOCUMENT CLIQUER SUR L'ICONE CI DESSOUS

                                                            

 Application
 

 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

HISTOIRE DE MONTPELLIER

Le nom de Montpellier apparait pour la première fois en 985. Contrairement aux villes anciennes de la région, de l'époque Gallo-romaine situées sur le territoire de la Septimanie, Narbonne, Elne, Agde, Lodève, Maguelone, Nîmes, Montpellier est de création récente. Née sur une colline entre la bande côtière et la garrigue dominée par le Pic Saint Loup et en liaison avec les étangs et la mer. L'endroit est à la croisée de trois chemins : le "chemin des pèlerins" vers Saint Jacques de Compostelle, le "chemin des Moulins" ou anciennes voie Domitienne reliant l'Italie à l'Espagne et le "chemin du sel" par lequel était acheminé le sel exploité sur la côte.

Sa croissance est rapide et au cours du 11ème et du 12ème siècle, Montpellier est une cité marchande en pleine prospérité. Sa renommée au moyen-âge est due à une situation privilégiée de ville maritime commerçant avec tous les pays du bassin méditerranéen et au delà. Le caractère cosmopolite de la ville est attesté par la présence à côté des chrétiens, de juifs, d'arabes de Sarrazins, de marchands de Lombardie, de Rome, de Gênes, de Pise, d'Egypte, de Grèce, d'Espagne. On y parlait toutes les langues. Pèlerins, aventuriers, guérisseurs, occultistes et sages y faisaient halte.
Dès le 12ème siècle apparut l'enseignement de la médecine et en 1220 les écoles de médecine et de droit, organisées et protégées par les papes devinrent célèbres dans toute la chrétienté.

Rattachée seulement au royaume de France en 1349, Montpellier connut une indépendance sans égale en Languedoc sous l'autorité des Guilhem, des rois d'Aragon et de Majorque qui concédèrent aux bourgeois de la ville le Consulat (12 Consuls qui administrent la ville), qui jure que la coutume qui est le droit Montpelliérain. A la fin du 13ème siècle, Montpellier est une des plus grandes villes du Midi avec près de 50 000 habitants. Son essor fut alors compromis par la guerre de cent ans, la peste noire en 1348 qui aurait fait perdre à la ville les trois quarts de sa population. L'insécurité croissante créée par des bandes organisées de brigands, les grandes compagnies, mettaient la région à sac, paralysant l'activité économique dans son ensemble.

En 1440, le grand argentier de la Maison Royale de France, Jacques COEUR s'installe à Montpellier et y établit le quartier général de son empire commercial, en raison du caractère cosmopolite de la ville et de sa réputation de métropole intellectuelle et de ses bonnes relations avec les pays arabes. Ce fut une courte période de relance économique au milieu du 15ème siècle avec la fixation de la Cour des Aides et de la Chambre des Comptes. En 1953, Henri IV crée le Jardin des Plantes, plus ancien jardin Botanique de France. La doctrine cathare et la croisade des Albigeois ne touchèrent pratiquement pas Montpellier. Par contre la ville fut étroitement mêlée à la Réforme et éprouvée par les guerres de religion jusqu'au siège par Louis XIII et son entrée en 1622. Toutes les églises médiévales furent détruites, certains quartiers et faubourgs rasés.

Au 18ème siècle, Montpellier joue le rôle d'une capitale avec le siège des Etats du Languedoc et voit se former une société raffinée et d'élever de belles demeures. Le développement de l'activité économique va de pair avec d'impressionnantes réalisations en matière d'urbanisme et d'architecture : hôtels particuliers, escaliers monumentaux, maisons de maîtres ou châteaux blottis dans des parcs ombragés dans la campagne environnante, vastes espaces verts, jardins du Peyrou, arc de triomphe, statue équestre de Louis XIV, aqueduc des arceaux.

C'est l'époque de la réalisation du Canal du Midi et de la création du port de Sète. Forte de ses institutions la ville était devenue à l'avant-veille de la Révolution, l'incontestable capitale régionale du Bas Languedoc par son influence économique et culturelle.

Les réformes administratives intervenues après la Révolution firent rétrograder Montpellier du rang de Capitale administrative de la plus grande province de France, à celui de capitale administrative d'un département. Le 19ème siècle voit la disparition de l'industrie textile et la fin des grandes transactions commerciales. Toute l'activité économique est alors orientée vers la viticulture, la recherche œnologique et le négoce du vin. Durant ce siècle bourgeois, l'urbanisation se poursuit et la ville se dote de riches maisons. Cette époque fut bénéfique à la vie culturelle et universitaire accueillant étudiants, professeurs et médecins de toute l'Europe.

La première moitié du 20ème siècle, marquée par les deux guerres mondiales et les bouleversements sociaux, politiques et économiques qui en découlèrent fut une époque de stagnation. A la faible croissance de la population s'ajouta la dégradation dans le secteur viticole par la surproduction puis par l'invasion de la vigne par le phylloxera.

Il faut attendre les années soixante pour assister à une nouvelle période de modernisation et d'expansion. Devenue Capitale de la région Languedoc-Roussillon la paisible ville universitaire de province s'est muée en une métropole culturelle et scientifique vouée à la recherche et aux technologies de pointe.

A l'accroissement de la population, s'associe la transformation du paysage urbain avec la construction de villes satellites et l'aménagement touristique du Littoral, la réalisation du Corum palais des Congrès et d'un ensemble architectural original Antigone prolongeant la cité jusqu'aux berges du Lez.

Montpellier reste aujourd'hui une ville Universitaire avec ses cinq facultés et 55.000 étudiants, une ville de recherche scientifique avec de nombreux laboratoires et une ville d'art avec ses bibliothèques, ses jardins, ses musées et son opéra.

_____________________________________________________________________________ 

 

 L'histoire de notre club par Marcel BLISSON rotarien de 1952 à 1984 (article rédigé en 1981)

 



Notre gouverneur, dans sa sagesse, a décidé qu'il convenait d'assurer la conservation des documents et des souvenirs concernant les événements qui ont marqué la naissance des clubs composant notre district, certains d'entre eux - et le nôtre est de ceux-là - s'acheminant vers leur cinquantenaire. Sa décision était prudente, car le temps est dévorant, et pour notre club déjà, il m'a été difficile - avec l'objectivité qui s'impose - d'établir comment et dans quelles circonstances le club de Montpellier a vu le jour, dès la fin de 1931, sous la présidence de François ROMIEU.
Désigné d'office, en ma qualité d'ancien rotarien, avec mission de remplir cette tâche, j'ai été aidé par notre toujours dévoué past gouverneur Michel BEAUX, et par notre ami Hervé HAMELLE, un vieux et fidèle rotarien de la première heure, que nous nous honorons de compter parmi nous. Mais celui à qui je dois les plus précis renseignements est notre président fondateur, François ROMIEU, qui a bien voulu, à son domicile, conforté par l'heureuse mémoire de sa fille, ressuciter, dans le moindre détail, les circonstances qui ont entouré la naissance de notre club. Je ne crois pas trop m'avancer en disant que cette évocation a été pour lui la source d'une joie profonde, celle de l'oeuvre voulue et magnifiquement réalisée. A tous et en toute simplicité, j'adresse mon sincère remerciement.

1930 - 1931, le Rotary International, vieux alors de près de 30 ans, étend son rayonnement sur le continent européen. Un district, le 49ème, englobe la France entière, dont le gouverneur est M. GARDOT, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats d'Angers et past président de son club. Certains de nos concitoyens, au courant du but poursuivi par le Rotary dans son effort déployé pour faciliter la compréhension des hommes dans une mutuelle amitié, s'y intéressent, et, parmi eux, Marcel DIJOL, ami de GARDOT et François ROMIEU. Dès cette époque, en 1931, François ROMIEU sera officiellement contacté par deux membres du club rotarien de Sète, récemment formé, le Dr MAZURIER et M. FRITCH. Ces derniers connaissent la personnalité de leur interlocuteur. Ils savent qu'en raison de ses qualités et de ses relations à Montpellier, il est plus que tout autre qualifié pour créer dans sa ville le club espéré. A l'appel de MAZURIER et de FRITCH, ROMIEU donne son acceptation, qui n'était pas un geste de courtoisie, mais, de sa part, et après mure réflexion, un engagement total et définitif. Dans le recrutement de ceux qui allaient devenir les membres fondateurs de notre club, et parce qu'il voulait bâtir solide, il lui a fallu choisir, expliquer, instruire, et pour cela, agir durant des mois avec une prudence et une sagesse sans défaillance, surtout dans une ville universitaire comme la nôtre. Le résultat obtenu a été une réussite, ainsi que suffit à le prouver le fait que, 50 ans après, le Rotary, tel qu'il a été constitué, conserve sa même stature et une prospérité qui n'a pas faibli. Dès que ROMIEU a été en possession de la liste des membres possible du club, il en avise le gouverneur GARDOT, qui a suivi avec attention les efforts déployés par François ROMIEU à Montpellier.

 

Le 31 Aout 1931 GARDOT lui écrit une lettre qui mérite de prendre place dans nos archives car elle nous permet de marquer avec une grande netteté la date exacte à laquelle notre club verra officiellement le jour. Dans cette lettre que nous reproduisons en annexe, il convoque pour le 10 septembre 1931, ROMIEU et quelques uns de ceux qu'il appelle déjà "membres fondateurs" à Carcassonne."C'est avec un bien vif plaisir, dit-il, que j'ai appris par M. DIJOL que, menant à bien la tâche dont vous avez bien voulu vous charger, vous avez réussi à former un club rotarien à Montpellier. Je vous félicite et vous remercie vivement". Et plus loin, après avoir fixé le jour du rendez-vous proposé à Carcassonne, il ajoute : "S'il vous était possible de venir, même avec quelques uns des membres fondateurs, ce serait très bien, et nous ferions du bon travail".

François ROMIEU n'hésite pas. Une entorse le gêne pour conduire sa voiture. Ceux qui devaient l'accompagner, pris par leurs vendanges et leurs occupations, se décommandent. Il part quand même, malgré un temps affreux et des pluies diluviennes. Il arrive à Carcassonne, et là, dans la nuit du 10 au 11 septembre 1931, après la soirée rotarienne qui se tient à l'hôtel de la Cité, il se trouve en présence du gouverneur, sous les yeux de qui il remet le dossier préparé par lui et ses amis pour justifier que toutes les conditions requises pour la création du club étaient satisfaisantes, selon les normes règlementairement requises, mais aussi et surtout sur le plan moral. Cette entrevue - que du point de vue rotarien, nous devons considérer comme essentielle - s'est prolongée durant deux heures, et François ROMIEU en a gardé un très vivant souvenir. Tout a été scruté, examiné par le gouverneur GARDOT soucieux de s'assurer que, par leur qualification, leur honorabilité et leur représentativité, les personnalités proposées répondaient aux qualités souhaitées de la part de futurs rotariens. L'examen fut excellent, et le même jour, dans la nuit du 10 au 11 septembre 1931, à l'hôtel de la Cité à Carcassonne, notre club a reçu l'investiture officielle du gouverneur GARDOT. il était donc formé et, à partir de ce jour, a eu une existence légale, déjà prévue d'ailleurs par la lettre du 31 août 1931. Dès son retour à Montpellier, ROMIEU et ses amis ne perdent pas de temps et donnent sa physionomie définitive à leur jeune club. Le comité est définitivement constitué avec François ROMIEU comme président et FALGAIROLLE comme secrétaire. Le siège social est fixé à l'hôtel Métropole. Les réunions, qui se tenaient déjà, sont organisées et, preuve irréfutable s'il en était besoin de son existence, le club paye ses premières cotisations.

L'agenda du Rotary International paru au début de 1932
 et concernant la situation antérieure au 31 décembre 1931, porte à la rubrique de Montpellier l'indication que le club est en voie d'organisation avec François ROMIEU comme président et FALGAIROLLE comme secrétaire.
L'agenda qui paraîtra pour
le 2eme semestre 1932, porte, à Montpellier, le N° 01 de la charte 3531, avec l'indication décembre 1931, confirmant bien que c'est à la suite de la visite de François ROMIEU à Carcassonne et de sa rencontre avec GARDOT que le club a pris naissance.
La rubrique contient en outre les habituelles mentions relatives au président et au secrétaire, avec les jours et le lieu des réunions à l'hôtel Métropole. C'est alors que s'est produit un heureux événement dans l'histoire de notre club, et dans celle du club de Béziers.

Dans cette ville, et à la même période, M. GAUJAL a, de son côté, ce qui explique qu'à la suite de leurs entretiens, un accord ait été décidé avec leurs amis et que la solennité de la remise de leurs chartes respectives - celle de Béziers et celle de Montpellier - ait été fixée le même jour.
La date choisie fut
le 7 Juillet 1932 à l'hôtel Métropole à Montpellier.

Comme devait le dire M. GAUJAL, président fondateur du club de Béziers, les deux clubs ne pouvaient mieux souder leur amitié, qu'ils ont toujours conservée et soigneusement entretenue pour leur plus grand profit, ainsi que l'atteste la célébration très officielle en commun de leur 25ème anniversaire dans un dîner mixte à la préfecture de Montpellier. La cérémonie a eu lieu, comme convenu, sous la présidence du nouveau gouverneur, M. DUPERREY, un homme de premier plan, qui devint président du Rotary International, et en la présence de GARDOT, ancien gouverneur, des représentants des clubs de Sète et Nîmes et des personnalités les plus marquantes de Montpellier et de Béziers. Parmi les manifestations de sympathie qui ont accompagné cette journée, il en est une qui ne manque pas de pittoresque : le club de Ketchikan, du lointain état de l'Alaska, écrit en juillet 1932 à François ROMIEU une lettre fort aimable qui porte, imprimée, la phrase suivante, qui est plus une autosatisfaction qu'une publicité, "aucune ville au monde ne met autant de saumons en boîtes que Ketchikan".

La liste des premiers comités et des membres fondateurs de notre Rotary - au total 29 membres - et telles que les révèlent les annuaires officiels, sont émouvantes à consulter. On y trouve les noms de bien des disparus, mais on constate que ceux que ROMIEU et ses amis ont choisi ont, dans leur quasi unanimité, occupé dans notre ville des situations marquantes. Nous conservons de tous, et nous avons connu nombre d'entre eux, le précieux souvenir. Certains même ne nous ont pas quittés, puisque leurs fils occupent à l'heure actuelle, et avec les mêmes qualités, leurs places parmi nous. Ce sont Edouard AUTEROCHE, Jean BEAUX, Emile VIDAL, Georges BERNARD, François ROMIEU, Arthur CASTELNAU.

Dès le premier jour et sous la ferme présidence de François ROMIEU, puis de MARGAROT, professeur à la faculté de médecine, Marcel DIJOL, avoué à la Cour, le club a adopté le principe de réunions hebdomadaires avec repas et conférences ou causeries fréquentes au siège social, Hôtel Métropole. Ce choix, comme le past gouverneur Michel BEAUX le rappelait dernièrement, s'imposait dans une ville comme la nôtre, pour offrir un cadre de qualité aux visiteurs qui l'honoraient et l'honorent de leur présence. Peu d'événements, après son rodage nécessaire, marquent l'évolution de notre club qui a pris son rythme de croisière jusqu'en 1940.

1940 arrive et, avec cette année fatidique, la guerre qu'accompagne son épouvantable cortège de drames et de deuils. En ce qui concerne notre existence propre, il convient de signaler qu'en 1942 - 1943, les allemands s'emparent de l'entier hôtel Métropole et en chassent le Rotary qui n'était pas en odeur de sainteté auprès de M. l'occupant. Heureusement, l'idée de dissoudre le club lui-même est rejetée sur l'intervention de rotariens énergiques et prévoyants, à la tête desquels il n'est pas surprenant de trouver François ROMIEU.

Le club se réunira alors et clandestinement chez certains de ses membres, puis, dans la mesure où il le peut, à l'hôtel de Nice. Il l'abandonne à la Libération pour réintégrer, non sans difficultés, le Métropole, son véritable domicile, en ne sacrifiant rien de son existence, qui est restée intangible, avec le même numéro de charte, 3531. Ce retour s'est fait dans la satisfaction et le club l'a marqué par l'exceptionnelle réelection aux fonctions de président de François ROMIEU. Les félicitations qu'il a reçues, en particulier celles du 3 Juillet 1945 du Bureau européen de Zurich, en portent témoignage. De cette lettre, reproduite en annexe, le premier paragraphe, compte tenu des circonstances, alors que le monde libre retrouve la paix, est à retenir :

"Cher Monsieur le Président ROMIEU,
A l'occasion de votre réélection comme président du Rotary Club de Montpellier, le président WAREN et le secrétaire général LOVEJOY du Rotary Club International nous ont prié de vous transmettre leurs vives félicitations. Nous y joignons les nôtres et espérons vous être souvent de quelque utilité pendant l'année 1945 - 1946".


Nous avons la joie, dans une atmosphère d'accueil particulièrement fraternelle, de recevoir à nos réunions de nombreux fidèles visiteurs qui n'oublient pas, même lorsqu'ils viennent chercher sur nos rivages ensoleillés la joie de vivre, l'existence du club où se cultive, avec succès, le fleur de l'amitié rotarienne. Notre impressionnante collection de fanions, dont notre ami ELIOT assure la garde vigilante et la conservation, atteste le rayonnement de notre club.

Ce n'est pas manquer à la modestie que d'affirmer la vitalité de notre club avec ses clubs voisins et contacts. Elle le doit à l'assiduité de ses membres et le sens de l'esprit rotarien qui les anime, mais aussi aux qualités et dévouement de ses successifs présidents. Ils en ont été remerciés grâce aux décorations "Paul Harris Fellow" décernées à trois de ses membres les plus dignes et les plus méritants. Michel BEAUX, notre past gouverneur, et notre ami BARATI sont, au plein sens du terme, les meilleurs rotariens parmi les meilleurs.
Quant à François ROMIEU, le club a pu lui faire la surprise de cette haute distinction, un soir de notre traditionnelle réunion où il ne s'y attendait pas. il en a, certes, été ému et touché, mais je me demande, en songeant que le Rotary a été son enfant qu'il a accompagné jusqu'à sa florissante maturité, si les membres du club n'ont pas été encore plus touchés que lui.

Pour ma part, je considère, malgré la rédaction de l'annuaire, qu'un 4ème Paul Harris Fellow nous appartient, j'ai nommé Claude ROMIEU, past gouverneur de notre district, qui a été appelé à ses hautes fonctions alors qu'il présidait avec son inlassable dévouement aux destinées de notre club.
La création d'un deuxième club, dans une ville dont la population avait augmenté de façon spectaculaire, s'imposait, surtout depuis 1975. Elle a été réalisée dans de prudentes et heureuses conditions. Il ne pouvait pas en être autrement puisque, si François ROMIEU a été le fondateur de notre club, c'est son fils Claude, notre ancien gouverneur, qui a accepté d'être le président fondateur du club de Montpellier-Maguelone, dont le dynamisme et la prospérité réjouissent le coeur de tous les rotariens.

S'il fallait une conclusion à ces réflexions, je la trouverais dans cette constatation évidente que le club, dréé en 1931 et depuis lors maintenu et sauvegardé, répond à ce que ses fondateurs ont voulu qu'il soit. C'est la conviction de ceux qui ont été intégrés. le lundi soir, quand ils se rendent à leur réunion hebdomadaire, ils savent y trouver l'amitié profonde et humaine à laquelle ils aspirent, c'est à dire un des meilleurs remèdes contre la grisaille de l'existence actuelle.